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lundi 20 février 2012

L'énigme Poutine

Кандидат № 1
Победа на выборах является только частью задачи, которую предстоит решить Владимиру Путину


Que Vladimir Poutine devienne le futur Président de la Fédaration de Russie, il y a peu de doutes. Qu'il le devienne même au premier tour, c'est possible pour deux agences de sondages sur trois. Mais si les technologies politiques peuvent permettre l'accès au pouvoir, elles ne sont pas suffisantes pour garantir un exercice légitime du pouvoir.

Malgrè sa position extrêmement délicate en décembre 2011, le candidat Poutine a réussi une remontée. Le parti Edinaya Rossiya a endossé toute la responsabilité des erreurs. Il a porté officiellement la candidature de Poutine pour les présidentielles et s'est mis en retrait.

La publication de nombreux articles dans la presse fédérale a permis l'ébauche et la popularisation d'un programme électorale qui vise toutes les couches de la société, chacun y retrouvera ce qui l'intéresse. Programment qui ne fait bien évidemment pas l'impasse des mesures populistes, c'est de bonne guerre.

Face aux manifestations d'opposition, le pouvoir a organisé des manifestations qui ne son pas seulement pro-Poutine. Elles visent à changer le paradigme imposé par les opposants. Il ne s'agit plus des gentils opposants demandant des élections propres et une libéralisation du cadre politique contre les méchants réfractaires. Il s'agit des méchants révolutionnaires orangistes soutenus par les Etats Unis qui entraîne la foule, même si leur quallité de leader laisse à désirer, auxquels doivent s'opposer les forces saines de la Nation ... derrière Vladimir Poutine. Les élections présidentielles deviennent un referendum pour ou contre l'Etat russe. Ce qui fausse les élections.

Et si Poutine s'accroche à ce point à une vitoire au premier tour, ce n'est pas par peur de ses opposants, qui ne sont de toute manière pas de taille, mais pour éviter la prolongation de l'incertitude et le durcissement du combat, inévitable entre les deux tours.

Mais être élu ne signifie pas pour autant la fin du processus. Lors de la campagne, V. Poutine a été obligé de donner le change aux revendications légitimes. Sa réponse reste en tout point étatiste, comme le souligne l'auteur de l'article.

Pourtant être étatiste n'est pas un défaut. Loin de là. Certes il faut renforcer l'Etat. Il faut renforcer le pouvoir. Mais les dirigeants doivent comprendre que cela ne peut se faire qu'en renforçant la légitimité des gouvernants à gouverner. Pour cela , la concurrence politique est un argument central. dans le cas contraire, ils affaibliront l'Etat pour leur profit immédiat et à court terme. Ils ne peuvent plus se crisper sur leur pouvoir, comme cela fut trop longtemps le cas, sans mettre le système et l'Etat en péril. Espérons que la prise de consience se fait.


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